Lutte anti-dopage : l'importance de la récupération.

Un avis éclairé !

Un article de la " semaine médicale " du 13 avril 2000 intitulé " la récupération de l'effort sportif ou les illusions du soldat de Marathon " avait retenu toute notre attention tant par la justesse du propos que par la qualité de l'orateur cité, le Professeur Xavier Sturbois.

Quelques morceaux choisis :

" La fatigue est perçue comme un mal par beaucoup, cependant elle représente un fait important dont on glorifie les courageux qui ont osé lui faire front … mais souvenons-nous du soldat de Marathon qui trop fatigué et n'ayant pas récupéré de ses efforts antécédents , ne reçut ses palmes honorifiques que dans l'au-delà… "

" Il faut mettre l'accent sur le syndrome de surentraînement et sur toute pathologie venant contrarier la pratique des sports. Il s'agit d'états maladifs qui nécessitent le plus souvent un arrêt de la pratique des sports et un entraînement adéquat. Il serait contraire à l'éthique d'entretenir la cause du mal par un traitement médical qui permettrait au sportif de continuer à entretenir son état pathologique. Il serait encore plus anormal de traiter les symptômes pour les faire taire et supprimer l'avertissement de l'imminence d'un danger qui propulserait dans l'olympe un adepte de plus du soldat de Marathon. Cet adepte serait probablement tout à fait désillusionné de compléter inutilement quelques cohortes de sportifs qui considéraient la récupération soit comme quotité négligeable soit comme prétexte à un dopage argumenté ".

Une philosophie que nous partageons entièrement.

Nouvelles sur le front de la lutte contre le dopage.

Très active dans la lutte contre le dopage, l' I.B.U.(international biathlon union) a décidé d' accroître de 10% le nombre des contrôles antidopage par rapport à la saison précédente.
1150 contrôles sont prévus cette saison. Un fameux budget. Peu de fédération internationale peuvent se targuer d' un tel bulletin".

Mise à jour du 15/08/03